Début octobre, nous nous trouvons dans l’ile de Malekula au milieu de l’archipel du Vanuatu. On y fait encore de belles rencontres, en particulier dans l’enclave francophone de Port Sandwich, où on goûte enfin le fameux kava, une racine locale que l’on broie et que l’on boit cul sec. Le goût n’est pas franchement exceptionnel (très terreux) et l’effet assez léger (les lèvres un peu endolories, et une agréable sensation de détente).
Pendant qu’on traine ainsi à discuter avec les adultes (sur de nombreuses îles, le kava est même réservé aux hommes), les enfants essaient de copiner avec les nuées de gamins des villages : » you tok tok english or french ? » Ils font les marioles, jouent au foot ou se passent des chauves-souris vivantes !

















Quelques jours plus tard, dans un mouillage un peu plus au nord, le bateau est carrément envahi par une horde d’enfants débarqués en pirogue. On en compte une vingtaine à bord ! Ils font des sauts depuis les portes de coupé et finissent par embarquer les garçons dans leurs embarcations. A terre, ils nous font visiter leur village et les sites coutumiers ancestraux dans la forêt. En se baladant, ils grimpent aux arbres et nous rapportent des fruits (la machette a l’air tolérée dès le plus jeune âge ici !).
A Spirito Santo, une ile plus au nord, c’est une autre découverte qui nous attend, le site du Million Dollar Point. Après la guerre, les Américains ont coulé au large de cette pointe une quantité incroyable de matériel (camions, jeeps, armement…) qu’il aurait été trop cher de rapatrier… Snorkeling assez inédit où les coraux sublimes ont recouvert ces étranges vestiges. Et quelques poissons clowns en prime pour ne rien gâcher !

















Après quelques mouillages très sympas au nord de Santo, on gagne les iles Banks. Quelques dauphins nous accompagnent pendant ces courtes navigations. Ces petites iles situées au nord du Vanuatu sont très reculées et déconnectées, et, pour nous, c’est un sacré voyage dans le temps qui nous fait pas mal cogiter sur nos modes de vie (et nous met un peu en retard dans l’actualisation du présent blog !). Malgré la pluie (on se rapproche de l’équateur), on passe de très beaux moments, en particulier sur l’ile de Gaua qui sera notre coup de cœur avec de jolies rencontres (comme Jackson, le secrétaire des 80 chefs coutumiers de cette minuscule île !), une partie de foot mythique au coucher du soleil, les femmes d’un village qui font de la musique en tapant dans l’eau de la rivière,…
Ici on troque beaucoup, et on échange hameçons, sucre et cahiers d’écolier contre des montagnes de fruits et légumes.
























Puis, début novembre, c’est le départ vers l’Australie. La fenêtre n’est pas idéale, le vent va manquer, mais les températures affolantes de l’eau nous rappellent sournoisement que la saison des cyclones arrive et qu’il nous faut quitter ces iles accueillantes…
Nos copains de Taravana, qui nous ont rejoints depuis une dizaine de jours, se lancent avec nous. Et nous partons pour une navigation de plus de 2 000 milles en direction de Darwin.























































































































































































































































































































































































































