De la Galice (Muros-Portosin-San Vicente-Barra-Baiona) à Porto

Après quelques jours à Camariñas, nous nous sommes rendus à Muros puis Portosin, deux villages de la même ria. A Portosin, un dauphin solitaire rend régulièrement visite au port. Il passera la nuit à quelques mètres du bateau à jouer avec les bouts qui trainent dans l’eau. Le meilleur spectacle pendant le lavage de dent que les enfants n’auront jamais eu ! C’était notre premier port depuis le départ, nous avons été inspirés.

De là, nous sommes allés une journée à Saint-Jacques-de-Compostelle. Eblouissement collectif dans cette ville mythique. On y verra également notre premier pangolin (naturalisé dans les cabinets de curiosité des moines  de San Martin Pinario), et des licornes compostelliennes au milieu des bondieuseries !

Après une micro escale à San Vicente, nous passons quelques jours dans la très belle et très sauvage ensanada de Barra. Si sauvage que les plages sont peuplées de vacanciers également très « nature ». Balthazar y souffle sa 5e bougie avec son menu sur commande : pâtes au chorizo. Une journée au top !

Ensuite destination Baiona, qui a vu revenir en 1493 la Pinta, une des 3 caravelles de Christophe Colomb, dont nous avons visité la reproduction.  

De Baiona, nous avons parcouru 70 miles pour rejoindre Porto. Changement de couleurs sous spi pendant une traversée brumeuse et quasi sans vent. On s’arrête trois jours à Porto, plus précisément au mouillage à Leixoès, le port commercial de Porto, où défilent tankers et porte-containers pour le plus grand plaisir des garçons. A Porto, nous parcourons des kilomètres à pied en montant et en descendant (les fins de journée sont dures pour certains), nous visitons les incontournables de cette ville envoutante, la cathédrale Sé da Porto,  le Palácio da Bolsa, le pont Luis I, le cais da Ribeira… et autre « pépite » : l’Estádio do Dragão et le musée du FC Porto (qui nous a tout de même nettement moins séduits que le reste de la ville…).

Prochaine étape : Lisbonne !

Hoedic-Yeu-Camariñas

Et voilà le 22 juillet, nous avons enfin quitté la Trinité pour démarrer notre grand périple, après plusieurs jours de fêtes et d’adieux. 1ère destination : Houat ! 

Nous passons quelques jours entre Houat, Belle-Ile et Hoëdic, le temps de finir de préparer le bateau et de s’amariner un peu en mode vacanciers.

L’occasion de faire déjà de belles rencontres : Pauline et Nicolas à Sauzon, et Michèle et Pierre-Yves à Hoedic qui nous accueillent sur leur incroyable RM complètement réaménagé. Ils reviennent de 3 ans d’itinérance, nous partons pour 2 ans. Un sympathique passage de relais autour d’un délicieux planteur.

Les mouillages nous offrent déjà quelques émotions, heureuses ou plus désagréables. Arthur, Titouan et Timothée se lancent vaillamment un après-midi avec un autre bateau dans le sauvetage d’un voilier qui dérivait sérieusement pendant que leurs occupants visitaient l’ile. Mais le lendemain c’est un autre bateau qui se décroche et nous percute au petit matin. Pas de dégât mais un réveil un peu brutal.

Nous commençons à avoir la bougeotte mais les vents ne sont pas favorables. Résultat plutôt que de filer directement sur l’Espagne, nous décidons de faire une étape à Yeu. Deux nuits passées là-bas en scrutant la météo en attendant un vent du Nord. Aucune fenêtre vraiment idéale ne s’offre à nous, mais nous en avons un peu assez de patienter. Nous nous lançons donc dans la traversée du Golfe de Gascogne avec le vent dans le nez.

400 milles nautiques, 4 jours et 3 nuits de traversée pour atteindre la Galice. Les premiers jours au près sont un peu difficiles. Et non, les sessions de désensibilisation à Brest n’auront pas eu le résultat escompté !

Mais quelques joies tout de même : le passage furtif de quelques dauphins, deux poissons-lune, la pêche miraculeuse d’un thon d’un petit mètre malheureusement maladroitement relâché avant d’atteindre le pont… Les nuits sont assez douces et les dauphins nous accompagnent encore. On les devine à peine dans la nuit noire à leurs bruits et aux tâches phosphorescentes qu’ils dessinent le long de notre coque. Un matin, la visite d’une baleine vient égayer notre petit-déjeuner. Même si l’excitation est mêlée d’un peu d’inquiétude : s’agit-il bien d’une baleine et non d’une orque, certaines orques ayant décidé de jouer un peu avec les safrans des voiliers au large des côtes espagnoles et portugaises.

La fin de la traversée doit malheureusement se faire au moteur, le vent ayant décidé de ne pas se montrer à la pointe de l’Espagne, là où il peut pourtant être parfois si violent. Quelle joie alors de découvrir enfin la côte espagnole ! On hisse les couleurs pour marquer l’arrivée dans ce nouveau pays.

Deux jours à Camariñas donnent l’occasion aux enfants de découvrir le concept des tapas (adopté immédiatement), la fameuse brume galicienne et une jolie randonnée jusqu’au phare de Cabo Vilan. Ensuite nous ferons route vers Muros, qui sera notre deuxième escale espagnole, puis Baiona, avant de rejoindre le Portugal…

Flash-back

Une petite journée sous la pluie à Belle-Ile histoire de ranger un peu le bateau et de se préparer à notre première vraie traversée d’ici quelques jours : le Golfe de Gascogne.

L’occasion de revenir sur cette année avec Girotondo et les premiers moments vécus en vacances. Une acclimatation difficile comme en témoignent ces souvenirs de l’été 2020 entre La Trinité et La Rochelle…

…ou ces photos de week-end avec nos premiers invités à bord.

Petite émotion tout de même au moment de quitter les côtes françaises. Vous allez nous manquer.

Les préparatifs

Avant tout, il a fallu choisir un bateau. Pour nous, c’était assez clair que les RM conjuguaient beaucoup des qualités que nous attendions.

On ne va pas revenir ici sur les difficultés rencontrées, restons plutôt focalisés sur les bonnes expériences. En effet, dans nos tourmentes, nous avons eu la chance de rencontrer quelques bonnes fées. A commencer par Emma et Jean-Luc. Merci encore à eux !

(la photo c’est pour donner l’impression qu’on est super organisé, mais les panneaux se sont décrochés en une semaine !)

Puis il a fallu choisir une couleur de coque. Et un nom. Girotondo est le nom d’une comptine italienne que les garçons ont appris en crèche et en maternelle à Milan. Ça évoquait pour nous la ronde autour du monde (Giro – Rotonda) et un beau moment de notre vie à tous les 5. Cosi la nostra esperienza italiana rimanera con noi durante tutto il nostro viaggio. E stato un momento importante e bellisimo nella nostra vita. Un bacione a tutti i nostri amici di Milano.

Ensuite il a également fallu choisir la couleur du spi, la couleur des banquettes… Puis rechoisir une couleur de coque (no comment).

Enfin nous avons pu quitter La Rochelle et convoyer notre future maison à la Trinité. Son port d’attache avant le grand départ.

On a été assez inspiré de faire ça le weekend le plus froid de ces 40 dernières années. Et Gwenaël a été aussi bien inspiré de nous suivre sur ce coup ! Mais il semble que cette expérience ne l’ait pas trop dégoûté puisqu’il est prêt à remettre ça. Nous, en tout cas, ça nous a confirmé définitivement dans notre trajectoire pour la suite : les tropiques et rien que les tropiques !

Dans le même temps, une tempête de formations pour se préparer à l’autonomie sur un voilier de 40 pieds : météo, moteur diesel, voilerie, médical, sécurité… Et les joies de la suture sur pied de porc, des vidanges d’huile ou de la combinaison de survie.

Là encore l’occasion croiser une nouvelle bonne fée. Merci à toi Marie-Eugénie.

Les derniers jours sont dédiés à l’avitaillement (vive la conserve !), le bricolage et la couture.

Et nous devrions être prêts. Quoique…

On y est !

Voilà on y est ! On en parle depuis des années et nous voilà à quelques jours du grand départ.

Sur ce blog, on essaiera de vous donner quelques nouvelles sur notre itinéraire et nos aventures. Mais si vous êtes là, c’est que vous nous connaissez, alors n’attendez pas des articles hebdomadaires et des vidéos de youtuber, le but de cette aventure n’étant pas de rester collés derrière un écran, au contraire !

Voilà l’équipage  de compétition !

Encore en mode breton mais ça devrait rapidement changer.

Un comité d’accueil en or pour l’arrivée à La Trinité, et qui a vite pris possession de sa future maison !

Le bonheur de la prise en main.

(PS : Merci encore Adri pour cet excellent breuvage qui a marqué notre prise en main du bateau)

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer