Les San Blas, un paradis qui se mérite !

En République Dominicaine, nous avons donc récupéré Charlie et Antoine pour traverser avec nous la Mer des Caraïbes en direction du Panama.

Les pauvres auront été servis : la sortie de la Baie de Samana et les premières 48 heures de navigation se font au près dans une mer bien formée. Autant vous dire que l’amarinage est un peu dur… Heureusement, on passe à une allure plus confortable avec le vent derrière nous et, malgré des vagues toujours bien présentes, les conditions sont nettement meilleures, et la tête de nos coéquipiers également. Les activités classiques (école, pétrissage du pain et pêche à la traîne) rythment la vie à bord. L’arrivée près des côtes panaméennes est de nouveau assez sportive avec un vent fort et toujours cette satanée houle. Côté bateau, ces conditions font apparaître un jeu au niveau de la mèche de safran, qui s’accompagne quand le temps grossit de couinements quelques peu inquiétants… Un nouvel atelier bricolage en perspective au Panama…

Avant de retourner à la civilisation à proximité du canal, on s’octroie quelques jours magiques aux San Blas. Il faut dire que la navigation préalable rend la découverte de ces terres encore plus exceptionnelle ! On avait déjà été bien servi côté paysages paradisiaques ; l’archipel des San Blas nous surprend encore par sa nature préservée. Imaginez des centaines de micro îlets de quelques dizaines de mètres de large, protégés par des barrières de corail. Les cocotiers poussent densément sur ces mini bouts de terre, où vivent quelques indiens kunas, qui viennent en pirogues proposer poissons, langoustes ou broderies, ou demander quelques heures de batterie ou quelques litres d’eau du dessalinisateur. Les kunas ont obtenu, après une dure lutte, une certaine autonomie et la pleine propriété de ces kilomètres de littoral qui s’étendent jusqu’en Colombie, évitant ainsi la surexploitation touristique que l’on a pu voir ailleurs dans les Antilles.

Les voiliers se regroupant souvent sur les mêmes mouillages, il est assez facile de trouver des spots quasi vides. On pousse un peu à l’Est pour découvrir aussi quelques îlets plus habités par des kunas charmés par les bouclettes blondes de Balthazar. On assiste même à un match de foot !

Après avoir laissé Antoine et Charlie sur une barque puis une jeep pour quelques heures de trajet afin de rejoindre Panama City, nous retrouvons l’équipage d’Agapée et leurs cousins. On partage avec eux encore plusieurs jours dans ces petits paradis. Puis il nous faut rejoindre un semblant de civilisation pour préparer le passage du canal et se pencher sur ce maudit jeu du safran. Cela se fera en douceur avec plusieurs jours dans une marina perdue dans la mangrove, Panamarina. On y entend les singes hurleurs du bateau (on en verra même en se promenant dans la jungle derrière la marina), on se baigne dans des piscines naturelles en surveillant un peu les crocodiles (on ne sait jamais !) On commence à bricoler le safran, mais chaque avancée nous fait découvrir un nouveau problème… Le rendez-vous est quand même pris pour jauger le bateau pour le canal ; c’est en effet la validation de l’agent qui fait ce jaugeage qui va nous permettre d’obtenir une date de passage. La suite au prochain numéro donc, avec on espère une date d’ici fin mars et un safran réparé d’ici là…

Un avis sur « Les San Blas, un paradis qui se mérite ! »

  1. A‌h les San Blas! Notre paradis de l’an passé! Il est dingue cet endroit!! La marina nous avait laissé aussi de beaux souvenirs, tout comme tout le reste du Panama d’ailleurs. Vivement que la mèche du safran soit recoiffée et que vous puissiez reprendre vos belles pérégrinations! Amitiés, Henri  

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