Premiers pas en Mélanésie

Après plus de 4 mois magiques en Polynésie, nous avons décidé de filer directement vers le Vanuatu, un archipel de 80 îles au nord de la Nouvelle-Calédonie. 2 400 milles sans escale, malgré des destinations aux noms bien séduisants : Cook, Fidji, Samoa, Tonga… Mais il faut parfois faire des choix, et nous aimons l’idée d’en faire un peu moins mais plus longtemps. Nombreux sont les navigateurs à nous avoir vanté la beauté et la diversité du Vanuatu, sans parler de la gentillesse et de la simplicité de sa population. Nous suivons ce conseil et nous ne serons pas déçus !

Nous quittons Raiatea sous spi avec nos amis de Taravana. C’est toujours plus sympa de se lancer dans de grandes navigations avec un bateau copain pas loin. On les laissera une dizaine de jours plus tard, eux faisant escale aux Fidji. Cette navigation de 16 jours nous semble un peu longue sur la fin avec un vent plutôt faible. Contrairement aux précédentes traversées, où nous profitions de l’autoroute des alizés, cette fois les vents sont moins réguliers, et nous alternons molles, grains et vents établis. Les enfants eux semblent toujours apprécier ces périodes de navigation où les plages de jeux s’étirent sur plusieurs jours.

Nous arrivons à Tanna mi septembre. C’est une des îles les plus australes du Vanuatu. Le dépaysement est total. Les Ni-Vanuatu sont très différents des Polynésiens. Leurs cultures tribales sont encore très présentes : chaque village a son chef, les maisons sont en palmes tressées, les dialectes diffèrent d’un village à l’autre… Ici la vie est plus tournée vers la terre que vers la mer. Et cela se voit sur les marchés, où les montagnes de légumes et de fruits ravissent nos yeux et nos papilles. Tanna est aussi surtout connue pour son volcan actif, le mont Yasur. On passera ainsi la soirée sur la crête du cratère. Le fond du volcan est envahi d’une épaisse fumée aux relents de souffre. La nuit tombe, la fumée se pare d’orangé, et chaque explosion donne lieu à des gerbes rougeoyantes. Impressionnant spectacle de la nature.

A Tanna, comme plus tard à Efate, nous avons la chance de rencontrer les habitants des lieux où nous nous arrêtons. La générosité des Ni-Vanuatu, comme leur fabuleux sourire d’ailleurs, n’est pas une légende. Des hordes d’enfants curieux nous suivent dès qu’on pose pied à terre. On visite les « jardins », des potagers luxuriants au cœur de la brousse, et on repart les bras chargés de courges, de haricots géants, de citrons, de choux kanaks… On apprend à cuisiner tous ces nouveaux produits. On a même tenté le civet de roussette, une chauve-souris qui se nourrit de fruits. Ça n’est pas franchement la meilleure expérience culinaire de notre vie, mais ça a ravi Timothée de tenter ça le jour de son anniversaire !

Côté paysages, on en prend encore pleins les yeux. Les eaux turquoises des lagons sont derrière nous, mais les mangroves et les côtes foisonnantes qui tombent dans l’eau nous séduisent tout autant. Ici ce ne sont plus les dégradés de bleus mais les dégradés de vert qui nous enchantent. A terre, les randonnées dans le bush sont incroyables. Souvent sans sentier, on se retrouve à suivre le lit de rivières à sec ou la tranchée créée par la machette de notre guide dans la dense végétation. Aux mouillages, on guette les tortues géantes. Et on espère finir par voir un dugong, ce drôle de mammifère marin entre la vache et le dauphin !

Et puis encore et toujours le plaisir des rencontres avec d’autres équipages. Moins d’enfants malheureusement mais de belles amitiés qui naissent rapidement.

A très court terme, après les îles de Tanna et Efate, nous voilà au sud de Malekula. Nous prévoyons encore un petit mois au Vanuatu. La suite reste plus vague. La Nouvelle-Zélande a moins la côte, l’Asie du Sud-Est nous tente beaucoup… A suivre donc…

2 commentaires sur « Premiers pas en Mélanésie »

  1. superbes vos photos! on rêve avec vous…
    si besoin de contact au Vanuatu, on a un pote originaire de là-bas qui y a encore sa famille et qui habite maintenant en Nouvelle-Caledonie, n’hésitez pas!
    on vous embrasse de notre Provence automnale et fraîche

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