Et voilà plus d’un mois que nous sommes arrivés en Indonésie. Nous n’avons vu qu’une partie de ce pays immense, foisonnant et disparate, mais nous avons adoré chacune de ces escales : Bali, Kangean, Kalimantan (la partie indonésienne de Bornéo), et les archipels de Lingga et Riau.
Partout, nous sommes abasourdis par la gentillesse des Indonésiens. Nous sommes toujours accueillis par des grands sourires et une curiosité bienveillante. Les femmes sont sous le charme des garçons, caressent leurs mèches blondes, et Balthazar croulent sous les invitations ! Les touristes sont peu nombreux là où nous allons, et nos passages font l’animation des villages. On nous arrête pour se prendre en photo avec nous, des hordes d’enfants nous accompagnent joyeusement. On a l’impression d’être Obama !
Mais en dehors de Bali, la communication est difficile passé les échanges de prénoms et les « comment ça va ». Parfois quelques mots d’anglais maîtrisés par un homme ou une femme permettent d’aller un peu plus loin. On sort les téléphones pour montrer le bateau et la carte de notre trajet. Et là, les yeux s’arrondissent de surprise, et nos interlocuteurs se répètent notre périple. Toujours les même questions : comment se fait l’école ? Et la cuisine bien sûr (capitale ici) :peut-on cuisiner sur un bateau ? Et comment faites-vous pour le pain ?





Car la cuisine ici, c’est un sujet capital. Et on se régale dans n’importe lequel des nombreux bouis-bouis qui jalonnent les rues. Même les odeurs qui s’échappent des bateaux de pêche à la tombée de la nuit nous mettent l’eau a a bouche ! Aux marchés de poissons, on peut acheter crevettes et crustacés et se les faire griller au barbecue dans des petits étals situés juste a côté. Souvent bien épicé mais toujours divin !







A Bali, nous avons pris quelques jours pour explorer l’intérieur de l’île. Les temples bouddhistes et leurs bestiaires incroyables, les paysages et les rizières verdoyantes nous ont laissé des souvenirs magnifiques. Sauf peut-être ce vilain singe qui m’a sauté sur le dos à Ubud. Grosse peur de mon côté, franche rigolade du reste de l’équipage !














A Kalimantan, nous échangeons notre cher Girotondo contre un klotok (sorte de péniche) pour remonter la rivière de Kumai et aller à la rencontre des nombreux habitants de la jungle locale : macaques, nasiques, gibbons, tarsius… et surtout les fameux orangs-outangs. Les mâles surtout sont assez impressionnants surtout quand l’un décide de débarquer sur un bateau pour subtiliser quelques bananes ! Nous étions bien contents d’être amarrés de l’autre côté de la rive ce soir là ! Ces quelques jours furent une belle parenthèse où on s’est laissé dorloter…
















La poursuite vers le nord de l’Indonésie nous donne l’occasion de traverser des archipels moins denses que les îles principales, avec seulement quelques villages de pêcheurs sur pilotis et des iles désertes paradisiaques.








Les points noirs, il y en a malheureusement, c’est d’abord la pollution. L’arrivée en Asie est synonyme d’omniprésence du plastique : dans l’eau, sur les rives, dans les rues… partout bouteilles, verres, sachets… s’amoncellent. L’eau est sale, trouble. Sauf évidemment dans les resorts et les plages touristiques du Sud de Bali artificiellement nettoyés pour les hordes d’occidentaux qui viennent faire la fête ou lézarder au soleil.


Le deuxième point noir, ce sont les navigations. Nous sommes arrivés tard en Indonésie (trop de kiff dans le Pacifique!) et la mousson de Nord Ouest est déjà bien installée. Or nous devons justement faire du Nord Ouest ! Ce qui veut dire naviguer face au vent, face aux vagues et face au courant. On tire des bords plein nord, plein sud, et on gratte péniblement quelques milles vers l’Ouest. Les navigations sont beaucoup plus longues que les précédentes et parfois franchement éprouvantes, comme le trajet de Kangean à Kalimantan avec arrêt forcé et mouillage sous des rafales à plus de 50 nœuds. Si on ajoute à cela les grains et orages qui nous obligent à changer sans cesse les configurations de voiles, les nombreux bateaux de pêche plus ou moins éclairés, les filets dérivants de plusieurs milles de long (on s’en prendra à 2 reprises) et les DCP (dispositifs de concentration de poissons qui vont du petit radeau dérivant à la grosse cabane en bambou sur pilotis), vous aurez une idée de l’état de nos nuits de quart. Ils nous paraissent loin les quarts de l’Atlantique ou du Pacifique où l’on pouvait s’assoupir 50 min entre deux checks…














Et puis la dernière mauvaise surprise, elle nous tombe dessus la veille du départ pour la Thaïlande. Partout nous avions trouvé les formalités d’entrée plutôt plus faciles que ce que l’on craignait. Avec un peu de patience, les allers retours des services de la quarantaine aux douaniers, en passant par l’immigration et les autorités portuaires, dans un sens puis dans l’autre, nous avaient certes pris du temps mais elles s’étaient partout passées dans la bienveillance. Arrivés à Batam, au Nord de l’Indonésie, nous nous retrouvons face à un mur pour réaliser nos formalités de sortie du territoire car il nous manque un document que nous avons oublié de récupérer à Bali ! Et voilà deux jours, que nous cherchons des solutions pour pouvoir partir en règle et, pour l’instant, on nage en plein cauchemar kafkaïen…




Toujours autant le kiff de vous lire les amis.
Espérons que Kafka ne soit pas réellement traduit en Indonésien…
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Je suis sûre qu’Obama aurait trouvé une solution ! 😉
Bon courage les cocos, et bonne route vers la Thaïlande !
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(des bisous à mon chouchou bien sûr – et aux autres aussi)
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