Sao Nicolau, deuxième étape cap-verdienne (du 31 oct. au 13 nov.)

Sao Nicolau est une île du Cap-Vert à mi-chemin entre Sal et Sao Vicente, chantée par Cesaria Evora (« Sodade, dess nha terra Saniclau » (pour que vous l’ayez un peu dans la tête !), qui signifie  » nostalgie de mon pays Sao Nicolau »). Et ça a été un véritable coup de cœur pour tout le monde ici. On y a passé 10 jours magiques et c’est presque avec regret qu’on a quitté l’île pour rejoindre la vibrante Mindelo sur Sao Vicente.

Avant tout pour les gens. On y a rencontré de très jolies personnes, à terre et sur l’eau. Tout d’abord grâce à Nawaks, un autre bateau, on rencontre Teresa et Amelindo qui gèrent, après l’école, un centre éducatif et culturel pour les gamins de Tarrafal. Très gentiment, ils accueillent nos gars pour des après-midi fabrication de colliers, initiation au monocycle ou au jonglage, et bien sûr football !

Amelindo emmène même une fois les enfants à l’école. Ils ont découvert les uniformes, le sport en plein cagnard et l’absence de récréation de 14h à 17h. Au final, ils se sont terriblement ennuyés !!! Si seulement cela pouvait les remotiver pour les petites sessions quotidiennes d’école à bord…

En se promenant sur l’île, on a également rencontré le super équipage d’un nouveau bateau, Zila, composé de Camille et Hervé, qui organisent des croisières kitesurf sur leur catamaran. Grâce à eux, nous rencontrons également Aylton et Enike des pêcheurs cap-verdiens. Tous ensemble, nous partons pêcher une journée dans les petites îles au large de Sao Nicolau. Ils enchaînent les prises au harpon : garoupas, murènes… Et ils cuisinent même les prises pour un déjeuner au top. Les enfants découvrent avec délice une spécialité cap-verdienne, la murène frite, qu’on peut manger avec les doigts, le kiff ! Ils reviennent pour un café à bord le lendemain avec leurs neveux. Puis deux jours plus tard, Aylton nous invite chez lui pour son anniversaire (23 ans). L’alcool étant trop cher pour eux, l’ambiance est plutôt enfumée ! On se régale de poissons grillés hyper frais et de riz aux fruits de mer. On baragouine un peu entre le français, le portugais et le créole, mais ça reste de très beaux moment d’échanges.

Sao Nicolau, ce sont aussi de superbes randonnées. L’île est très verte au centre. L’ascension au point culminant de l’île, le Monte Gordo, permet de bien visualiser les versants arides d’un côté et les vallées verdoyantes de l’autre.

Quelques jours plus tard, on se fera une des plus belles randonnées de l’île, mais avec un sacré dénivelé : 988 m en positif et 988 m en négatif. Heureusement qu’on a retrouvé Meltem et leurs 3 gars jumeaux des nôtres, ça motive les troupes à marcher. On découvrira aussi quelques sites magiques : les falaises sculptées par le vent de Carberinho, les piscines naturelles de Juncalinho…

Notre passage sur l’île se termine par deux jours magiques au mouillage de Baixo Rocha. Tous seuls face à une plage sauvage et magnifique. Les nuits sous les étoiles, et les journées dans l’eau à observer des milliards de poissons. Les garçons sont désormais piqués au virus du snorkeling. Il y a même des tortues. Pas de requin heureusement, alors que d’autres ont en vu plusieurs là bas. Un matin, Enike et son cousin Elder débarquent avec leur barque de pêcheurs. Ils embarquent les garçons pour une démonstration de voile cap-verdienne (la débrouillardise et la récupération poussée à ce niveau nous laissent songeurs!) Ils ont pitié de notre maigre pêche et nous offrent deux beaux poissons pour compléter notre déjeuner !

Nous resterons stupéfaits par la gentillesse et l’accueil des habitants du Cap Vert en général, et de Sao Nicolau en particulier. Ils appellent ça la morabeza, et ça n’est vraiment pas un concept de marketing touristique mais une réalité quotidienne.

Après cette escale magique et authentique, on part vers Mindelo, sur l’île de Sao Vicente. Mindelo, c’est le point de départ de la plupart des voiliers qui transatent, et cela depuis des siècles. Le port est donc plutôt synonyme de nombreux bars et de nuits festives, d’une population plus métissée (le legs des marins européens passés par les bordels de Mindelo), et de nombreux touristes (les voileux bien sûr, mais aussi les randonneurs car c’est depuis Mindelo qu’on peut accéder à la grandiose Santo Antao, paradis des marcheurs). Bref ça va nous changer !

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