Sal, première étape du Cap Vert

Après une traversée assez tranquille sur 6 jours, nous sommes arrivés le 22 octobre à Palmeira, petit port du nord de l’île de Sal. En fait de port, il s’agit d’une zone protégée par une digue où mouillent une dizaine de voiliers au milieu des bateaux de pêche cap-verdiens et d’un ou deux cargos. Il n’y a ni ponton, ni eau, ni électricité mais un sympathique Tatao sur un zodiac à moitié gonflé qui t’explique où mouiller et t’annonce que tu ne peux pas descendre du bateau tant que le « docteur » n’a pas vérifié ton pass sanitaire et ta température. Mais quand passe le docteur reste un grand mystère. Et comme le docteur a dit « wait wait » au téléphone, on n’a pas d’autre choix que d’attendre… On apprend que le « docteur » viendra avec l’arrivée du ferry, mais personne ne sait quand arrivera le ferry ! Bref, on a changé de continent ! 24 heures plus tard, le ferry et le docteur arrivent enfin. Et on peut débarquer après un contrôle exigeant : les photocopies des pass sont validées sans contrôle de nos identités, et nos températures sont prises sur la paume de la main ! Mais nous sommes autorisés à déambuler sur l’île, nous sommes ravis, surtout Gwenaël à qui il ne reste que quelques heures pour profiter du Cap Vert avant de s’envoler vers la France. On passe sur les contrôles d’entrée du bateau au commissariat, les rhums offerts à 8h du matin par la femme du policier, et les « il faudra revenir demain, car le monsieur des tampons il est pas là »…

Palmeira est une petite ville plutôt agréable et préservée du tourisme de masse. Les pêcheurs s’activent dès 6h30 du matin à 2 mètres du bateau, mais, en contrepartie, on découvre de supers bons poissons. Mention spéciale pour le Esmoregal. Le samedi soir, les percussions animent les rues. De là, on découvre une partie de l’île : Espargos, les anciennes salines (où Balthazar nagera sans brassard ni bouée ! Les joies de l’eau hyper salée)… Et on y retrouve avec plaisir Charlotte, Albert et Jeanne qui passeront une semaine à bord avec nous.

On descend mouiller dans une baie complètement sauvage, la baia de Mordeira. Où on découvre, après s’être baigné, qu’un requin aime bien y traîner ! (il est entouré en rouge sur la photo, on n’a pas réussi à beaucoup s’approcher). Sur la plage, on assurera aussi le sauvetage d’un bébé tortue tout desséché qui n’avait pas réussi à atteindre l’eau. Sauvetage sans doute provisoire vu l’état de la petite bestiole, mais bon on aura eu l’impression d’être des héros de la biodiversité pendant 5 minutes !

Puis nous passerons quelques jours au sud de l’île à Santa Maria, qui a beaucoup changé depuis le passage d’Arthur, Manu et Greg en 2003. Et malheureusement pas vraiment en mieux. Les resorts pullulent, remplis d’occidentaux ventripotents. Le cœur de Santa Maria garde quand même quelques restes de vie cap-verdienne authentique comme le ponton de débarquement des pêcheurs où défilent les barquasses qui débordent de thons, poissons perroquets, garoupas… C’est à Santa Maria qu’on laissera, le 30 octobre, Charlotte et ses enfants qui restent encore quelques jours à Sal pendant que nous filons vers Sao Nicolau. Une nouvelle île qui nous promet vallées verdoyantes et absence de resorts !

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