Ce qu’il y a de bien avec les changements de plans, c’est que cela nous amène vers des destinations auxquelles nous n’avions jamais pensé… Le Soudan en fait partie et c’est une surprise assez exceptionnelle.
Nous sommes ainsi passés de la verte et touristique Phuket à l’aride et délaissée Suakin. Alors, certes nous avons eu quelques semaines de battement en mer pour nous préparer. Mais se préparer à quoi ? Il faut avouer que nous avions anticipé les navigations du Golfe d’Aden et de la Mer Rouge, mais pas les découvertes à terre. Nous n’avions donc aucune idée préconçue et le dépaysement a été assez magique !





Suakin était un lieu de passage incontournable entre l’Afrique et l’Arabie, mais elle a été abandonnée au 19e siècle au profit de Port Soudan. La vieille ville est aujourd’hui totalement délabrée, et les traces de ce passé prestigieux sont perdues au milieu des ruines. Les bâtiments construits en corail n’ont pas résisté à l’érosion. Les touristes ne sont pas courants ici, et nos passages au marché sont remarqués. On trouve quantité de fruits et légumes, du très bon pain, mais l’approvisionnement en lait ou en papier toilettes est plus ardu ! Partout nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse mais la communication est compliquée compte tenu de notre pauvre niveau d’arabe…
On voit pendant ces quelques jours en ville nos premiers dromadaires, qui se disputent les maigres brins à brouter avec des chèvres et des ânes.























Après cette première étape, nous naviguons de marsa en marsa. Il s’agit de baies creusées dans la côte désertique. Ces abris naturels sont des paradis pour les voileux : camaïeux de turquoise et nuances du blanc à l’ocre. Des troupeaux de dromadaires passent nonchalamment. En arrière-plan, les montagnes nous offrent des couchers de soleil splendides. On s’offre quelques marches dans le désert, des cours de biologie face aux squelettes de chameaux, de belles sessions de kite, d’étonnantes discussions avec des militaires un peu livrés à eux-mêmes, et des soirées sympathiques seuls au monde avec un autre voilier, une famille de Français… avec des enfants ! Yallah ! Des gamins ! ça manquait aux nôtres depuis la Polynésie.



























Après le Soudan, nous remontons vers Suez pour passer le fameux canal. On pensait faire un dernier arrêt en territoire soudanais, mais voilà que nous sommes accueillis par des militaires égyptiens ! Les joies des frontières discutées… Les autorités égyptiennes sont malheureusement bien moins conciliantes que les soudanaises avec les voiliers. Il nous est interdit d’aller à terre, de quitter le bateau, et même de simplement nager autour de Girotondo. Les escales avec les bateaux copains perdent de leur charme dans ces conditions, malgré le cadre qui reste grandiose. Nous allons donc essayer d’écourter le temps passé sur la côte égyptienne, mais la navigation en Mer Rouge est dure avec des vents venant inlassablement du Nord et donc face à nous… On réussit tout de même à trouver quelques spots où s’abriter et jouer un peu avec les règles avant la dernière étape en Mer Rouge, Port Suez.


salut Arthur et cie décidément encore une belle tranche de depaysement et d’aventure cette étape en mer rouge… Quand attaquez-vous la Med ? si vous prévoyez une escale à Marseille ou dans le coin, faites-nous signe, ça nous ferait trop plaisir de vous voir
Léo
PS: je vais bosser chez Upcycle, la boîte de Greg à partir de mai ! Forza Club Voile ESCP 😜
Eléonore Clerc +33 (0)6 67 64 67 04
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