22 juillet, nous filons vers Tahiti. Voilà un an, jour pour jour, que nous avons quitté la Trinité. 13 300 miles plus loin, le plaisir est intact. Les expériences exceptionnelles s’amoncellent. Pas une seconde un quelconque regret ne s’est fait sentir (ok sauf peut-être quelques séances d’école…)
Mi juin, nous avons quitté l’archipel des Marquises. Avec beaucoup d’émotions. Les Marquises auront été une étape définitivement marquante de notre périple. Et finir par Fatu Hiva, l’ile la plus australe de l’archipel, fut un superbe moment tant par la beauté des paysages que la qualité des rencontres humaines.















Les Tuamotus nous plongent dans un univers très différent. Les iles montagneuses ont laissé la place à des dizaines d’attols de tailles variées. Absence de relief, rien que des lignes de cocotiers sur des eaux turquoises… Nous nous arrêterons dans cinq atolls. Les « touristiques » Rangiroa et Fakarava, paradis des plongeurs, où Sophie, venue nous rejoindre une quinzaine de jours, vivra sans doute ses meilleures plongées. Toau et Tahanea, atolls sauvages quasi inhabités aux mouillages paradisiaques. Puis on joue les prolongations à Faaite, petit atoll peu fréquenté par les touristes qu’on squatte avec quelques bateaux copains. Il faut dire qu’encore une fois, nous avons du mal à partir…




















Chaque atoll signifie des passages de passes plus ou moins sportifs (quand la houle de l’océan croise les courants sortants des marées). Puis, une fois entrés dans le lagon, on découvre des eaux incroyables et riches de vies animales et végétales. Les récifs coralliens, s’ils nous inquiètent pendant les navigations, nous offrent des expériences de snorkeling inoubliables. La tête dans un aquarium, on s’extasie sur les poissons perroquets, anges, papillons, les barracudas, les napoléons, les mérous géants, les murènes,… Les requins également sont de la partie (requins pointes noires, pointes blanches, citrons… murs de requins à Faka, requin marteau de 3 m qui vient nous frôler les palmes à Rangi !!), et de sublimes ballets de raies mantas plus grandes que nous…









Et toujours la vie en bateau nous offre des rencontres géniales. Les parcours, les équipages varient, mais ce qui nous rassemble nous rapproche : le gout de l’itinérance, une certaine curiosité, et surtout cette envie du « pas de côté ». On se lie vite, les séparations sont parfois dures…





Les enfants vont super bien. Ils prennent semble-t-il autant de plaisir que nous à vivre ce voyage. Nous leur laissons la parole pour un inventaire à la Prévert de leurs souvenirs de ces 2 derniers mois :
– L’auto-stop en ambulance à Hiva Oa,
– Simon le sculpteur de tiki,
– Les copains du terrain de foot d’Hanavave (Ethan, Ihu…),
– Les danses et chants marquisiens, les répétitions pour le Festival,
– La chasse à la chèvre de Zanzibar (et le déjeuner qui suit avec Ivitu),
– Les randonnées et les fruits sauvages (mangues, pamplemousses…) ramassés en chemin,
– Les régimes de bananes géants,
– Les frites d’uru (le fruit de l’arbre à pain),
– La dorade coryphene pêchée entre Fatu Hiva et Toau
– Sooooophie !!
– Les rencontres avec de nouveaux bateaux : Zanzibar, Oboe d’Amore, Manuia, Kumbaya, Pourquoi Pas, Water Tribe, L’Etoile
– Les retrouvailles avec les bateaux copains : Agape, Nanuk, Taravana, Tiroflan
– Le snack des requins dormeurs (manger les pieds dans l’eau à quelques mètres des fameux requins),
– Les beaux rochers sculptés de l’Ile aux Récifs avec Rafaele et Valeria,
– Le gros bout de marlin offert par Tanae III (avec sa queue et son rostre !),
– La chasse aux crabes de cocotier,
– Les pêches sur le platier (maoas, bénitiers, oursins crayon…),
– Les soirées pyjamas ou les soirées enfants sur Girotondo ou les bateaux copains,
– La 3e ouverture de tête de Balthazar et ses points de suture (sur un atoll inhabité évidemment ! Heureusement il a eu l’intelligence de faire ça sur le bateau d’une infirmière ! Merci Juliette !),
– Les séances de wake et de subwing tractés,
– Les sauts des dauphins dans la passe de Tiputa…
… et il a fallu les arrêter pour pouvoir (enfin) poster ce dernier article !















Merci ! Merci ! De nous faire rêver et partager vos expériences merveilleuses alors que je me débats avec un méchant Covid qui ne veut pas finir et nous a obligé à annuler le pont du 14 juillet à l’île de Ré avec Mat, Olivia et les enfants où nous devions fêter l’anniversaire d’Olivia…. Alors, encore merci, votre message fait beaucoup de bien. Ingrid
Envoyé de mon iPhone
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Super. Merci pour vos récits. On voyage à travers vous. Plein de bisous à vous 5 de nous 5 🥰
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